Quand Goha s’improvise père Noël

Le 21 décembre dernierlors d’un ultime spectacle, les marionnettistes de 4º se sont rendus à l’école spécialisée d’Ahbab Allah à Héliopolis. Les enfants des deux écoles ont échangé, partagé dans un bel élan de solidarité, très généreusement encouragé et soutenu par de nombreux parents que nous tenons à remercier chaleureusement. Mme Rita Kezelian, tout particulièrement, a permis que les efforts de tous aboutissent à cet heureux moment. Des problèmes techniques ne nous ont pas permis de vous offrir en retour des clichés de qualité, mais nous avons quand même capturé quelques instants que vous retrouverez dans cette courte vidéo.

 

 

 

Ammar et Siba

Hassan El Geretly nous présente sa dernière création

Le mercredi 6 décembre 2017, la 1ère option théâtre a eu la chance de rencontrer Monsieur Hassan El Geretly, fondateur de la compagnie El Warsha en Egypte, partenaire artistique de l’option théâtre du Lycée Français du Caire. La discussion a été passionnante. Voici l’article rédigé par les élèves à l’issue de l’entretien.

Naissance d’une vocation

Hassan El Geretly

A la question « Quel est l’élément déclencheur de votre passion pour le théâtre ? », Hassan a répondu par une anecdote charmante. Il était à l’école primaire et s’amusait dans la cour de récréation quand il remarqua, par la fenêtre d’une salle de classe, un écolier, l’air triste et renfermé, qui refusait d’embrasser la main d’une blondinette. Il s’agissait en réalité d’une répétition de spectacle pour célébrer l’inauguration du Canal de Suez avec la petite fille qui jouait l’impératrice Eugénie et Hassan remplaça bien vite le petit garçon renfrogné pour jouer le khédive Ismail d’Egypte. Ses parents, loin de s’y opposer, l’ont au contraire encouragé et son père lui achetait même des pièces de théâtre à étudier.

Les petites chambres

Hassan a insisté sur l’importance de la coopération entre écrivain et metteur en scène pour la réussite d’un spectacle de théâtre. Il était ainsi accompagné d’un ami écrivain et poète, Shady Atef, qui a traduit en arabe égyptien la pièce Les petites chambres de l’écrivain syrien Wael Kaddour. Il s’agit de l’évolution d’un quatuor amoureux dans la Damas de 2010 : le docteur Ammar est à la croisée des chemins, les personnages féminins cherchent des échappatoires et Saad semble peu recommandable.

Ammar et son épouse Hanane
Ammar et Siba

Du 22 au 28 mars, au Caire : D-CAF !

Nous avons vu une répétition géniale et nous vous conseillons vivement d’aller voir cette pièce lors du focus sur les arts arabes du 22 au 24 mars au Downtown Contemporary Arts Festival.

Le journal du lycée, Mashrabeya, revient sous forme numérique. Votez !

Le Journal du Lycée, « Mashrabeya », se réinvente ! Il devient un journal en ligne et pour son renouveau, a été organisé un concours photo afin d’illustrer la page d’accueil du journal. Avec pour thème général la ville du Caire, les élèves ont redoublé d’imagination et une vingtaine de photos ont été envoyées. C’est maintenant à vous de voter ! Choisissez votre photo préférée sur le tout nouveau site : https://journal.lfcaire.org/concours-photo/  et participez à la mise en place d’un « Mashrabeya » revalorisé !

Nora Guigues, pour le comité de rédaction du Mashrabeya.

Conférence MUN Alexandrie.

Pour la 3ème année consécutive, au cours du week-end du 8 et 9 décembre, des élèves du MUN du LFC ont participé à la grande conférence organisée par le Lycée Français d’Alexandrie. Nos 26 élèves sélectionnés ont affronté dans huit comités, en français ou en anglais, des élèves des divers établissements d’Alexandrie ou du Caire sur les grands sujets de l’actualités (Rohingyas, Casques bleus, Corée du Nord…). Les débats ont été enrichissants et 7 de nos élèves ont particulièrement brillé en étant élus “meilleur(e) délégué(e)” dans leur comité : Elisabeth Houziel, Paul Houziel, Yar Mekhtigian, Anouck Guillou, Emmanuel Demian, Ali AbuZein et Zakaria Fahmi. Encore toutes nos félicitations pour votre belle prestation et rendez-vous l’an prochain !

L’équipe MUN LFC

Course du cœur

Du « cœur » en courant…

Le samedi matin 9 décembre 2017, un grand nombre d’élèves, de parents et d’enseignants s’est pressé sur la piste d’athlétisme du stade afin de participer à la « première course du cœur » du lycée français du Caire. Cette manifestation avait pour but de montrer une « solidarité en actes », au profit des personnels égyptiens de l’établissement se trouvant en difficulté momentanée (situation familiale, santé, accident…) et devant faire face à des contraintes financières lourdes.

Les participants devaient effectuer le plus grand nombre de tours de piste, chaque tour apportant une petite somme à la contribution collective. Les « petits ruisseaux font les grandes rivières » et la participation de tous, des plus petits aux plus grands, a permis de rassembler une aide conséquente, d’un montant de près de 2000 euros, qui sera versée aux personnes concernées.

Dans un esprit détendu, joyeux et convivial, les participants ont montré une grande générosité et battu des records (jusqu’à 69 tours pour l’un d’entre eux). Tous les élèves de maternelle et de l’élémentaire ont reçu une médaille, ainsi que les élèves les plus performants. Les collégiens et lycéens bénéficieront d’une appréciation « comportement citoyen », afin de saluer leur engagement et leur enthousiasme.

Les adultes, heureux d’avoir participé à une belle entreprise, se sont déjà donnés rendez-vous à la future course du cœur, qui devrait avoir lieu en 2018 un peu avant les vacances de Noël.

Manifestation réussie, au nom de la solidarité, de l’entre aide et du partage.

Le Proviseur,

D. TRABOULSI

Les marionnettes du LFC de nouveau sur le devant de la scène

Dans le cadre de la semaine des Lycées français du monde, quelques élèves de 4º ont révisé leur scénario. Le jeudi 16 novembre, journée consacrée à l’éducation à la citoyenneté, ils sont allés présenter leur spectacle de marionnettes devant des enfants handicapés de la section spécialisée de l’école MLS. Ils ont reçu un accueil particulièrement chaleureux et ont rencontré un franc succès.

Commémoration du 11 novembre au cimetière latin

Lors de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 2017 au cimetière latin du Caire, une forte délégation d’élèves, d’enseignants et de cadres du Lycée Français du Caire a montré son attachement au « devoir de mémoire » en rappelant et honorant le sacrifice des soldats et civils, tués, disparus et blessés, pendant cette guerre mondiale de 1914-1918.

Le lycée a fait appel aux élèves volontaires de toutes les classes et niveaux de l’établissement pour lire quelques lettres de « poilus » et chanter devant les délégations officielles l’hymne national français. Cet appel a été entendu et beaucoup d’élèves ont tenu à participer à cette cérémonie commémorative, présidée par l’Ambassadeur de France en RAE, son Excellence Monsieur Stéphane ROMATET, et Monsieur le Consul général de France au Caire, Monsieur Olivier PLANCON.

La représentation diplomatique était accompagnée par les attachés de défense des Ambassades installées au Caire dont les ressortissants ont été concernés, à un titre ou à un autre, par la guerre 14-18 : les représentants des USA, de la Grande Bretagne, de la Belgique, de l’Italie, du Japon, de la France. D’autres personnalités locales et représentants des anciens combattants de toutes les guerres étaient également présents.

Après l’ouverture de la cérémonie par le Colonel DESGREES DU LOU, attaché de défense près l’Ambassade de France, qui a rappelé la violence de l’expérience combattante au cours de la grande guerre et le sacrifice des « citoyens-soldats » (1,2 millions de victimes militaires en France, près de 10 millions pour l’ensemble des belligérants), trois élèves ont évoqué les sentiments et les réflexions des combattants au travers de lettres adressées pendant la guerre à leurs proches et amis :


Première lettre, lue par Zaïna FOUAD, élève de 3ème 3 :

Pierre CHAUSSON :

(…) « Les canons et les fusils ne marchaient plus, il régnait un silence de mort. Il n’y avait que les blessés qui appelaient : « Brancardiers ! Brancardiers ! » … « A moi, au secours ! » …D’autres suppliaient qu’on les achève. C’était affreux à voir. (…) Le bombardement commençait et il fallait rester là, à attendre les obus, sans bouger jusqu’au soir 8 heures où on venait nous relever. Chaque soir il y avait 100 ou 200 blessés sans compter les morts. Un jour, on y passait la journée, l’autre, la nuit, avec cela coucher à la belle étoile ; nous n’avions rien pour nous couvrir, je me demande comment nous avons résisté. (…)


Deuxième lettre lue par Janna NEHAD et Farida EL SHEIKH :

Michel TAUPIAC dit « François » – Dimanche 2 mai 1915

Il avait 19 ans en 1914. Il avait l’habitude d’écrire souvent à son ami Justin Cayrou. Après avoir survécu à la guerre, Michel Taupiac devint pêcheur sur la Garonne, mais aussi herboriste et guérisseur à ses heures.

Cher ami,

Enfin, je puis t’écrire un peu plus tranquille maintenant que la grande bourrasque des jours derniers paraît s’éteindre. Tu as sans doute entendu parler de cette attaque furieuse du côté d’Ypres, où tous les moyens de destruction ont été employés (y compris les gaz) … De cette lutte de cyclopes, il n’en restera qu’un peu de boue…Je ne te parle pas de mon rôle dans cette guerre. Je suis le matricule N°X, une partie du maillon de cette immense chaîne. J’ai des heures de nostalgie et de dégoût. Quelquefois je me dis : « pourvu que tu t’en sortes ! » ; bien souvent, « A quoi bon ! » Que je meure ici en pleine force, une lueur de gloire dans les yeux ou que je finisse plus tard bourgeoisement dans un cimetière : qu’importe, la vie n’a jamais été pour moi une chose bien douce et l’avenir me paraît bien noir. Je ne ferai rien pour disparaître, je n’ai pas le sang d’un héros. J’ai même comme un frisson quand la mort me frôle de trop près, et machinalement, je fais ce qu’on appelle son devoir. Je suis un de ces millions d’anonymes qui forment l’instrument pour forger une page sanglante de notre histoire. Cette époque sera bâtie avec beaucoup d’héroïsme, de tristesse et de lâcheté.

J’attends de tes nouvelles, ton ami,

Taupiac.


Le clairon, pour l’appel « aux morts », a ensuite retenti dans le cimetière, suivi d’un moment de silence et de recueillement, puis des gerbes ont été déposées, avec l’aide de jeunes enfants, par les diverses délégations militaires.

Les élèves des autres classes (une trentaine), regroupés face au monument aux morts, ont alors chanté le premier couplet et le refrain de la Marseillaise « a capella » sous la direction de Madame Sylvie POIRIER, leur professeur de musique, et de Madame Dominique TRABOULSI, leur Proviseur. Ce chant de guerre, 99 ans après l’armistice de 1918, a créé une grande émotion chez tous les participants, qui ont pu mesurer, par ces voix d’adolescents, toute l’absurdité et l’horreur du conflit. Le chant de guerre est soudain devenu, en la circonstance, un hymne à la paix et la liberté, à la nation et au peuple citoyen.

Ensuite la délégation du lycée français, élèves et enseignants (chacun portant le « bleuet », symbole des soldats français morts au front, comme les anglais portent le « coquelicot » symbolisant le sacrifice des « tommies ») se sont rendus à la résidence de l’Ambassadeur de France en R.A.E., son Excellence Monsieur Stéphane ROMATET, pour une collation dans les jardins de la résidence. Les élèves ont ainsi pu mesurer l’action conduite par notre représentation diplomatique en matière de de présence et de rayonnement de la France à l’étranger, le travail des différents services et les missions d’un Ambassadeur de France, incarnant en Egypte et pour les français qui s’y trouvent en résidence à la fois l’autorité du Président de la République Française et celle de tous les ministres du gouvernement français.

Monsieur l’Ambassadeur, très disponible, a répondu à toutes les questions posées par les élèves, les a remerciés pour leur « comportement citoyen » et a insisté sur le regard attentif et bienveillant qu’il portait aux élèves du lycée français, à leurs activités et leur réussite.

La communauté scolaire du LFC est heureuse et fière d’avoir été ainsi honorée, en participant à cette commémoration citoyenne du 11 novembre, et a résolu de revenir en plus grand nombre, l’année prochaine, pour le centenaire de 1918, afin de poursuivre ce travail « d’humaine mémoire ».

Les élèves du Lycée français dans les jardins de la Résidence de l’Ambassadeur de France en R.A.E., Monsieur Stéphane Romatet, accompagné par Madame Dominique Traboulsi, Proviseur du LFC, de Madame Véronique Knapp, Attachée de coopération éducative, et de Monsieur Antoine Lo Cunsolo, Directeur administratif et Financier du LFC.